Ateliers AME 2003 2005
Colloques des années précédentes
Adaptation au changement climatique 2010
Présentation des ouvrages de la collection
Formations interdisciplinaires 2010
L’association NSS - Dialogues a pris l’initiative d’organiser, conjointement avec un collectif d’associations
1, un Forum des associations intitulé : « Repenser le développement : la société civile s’engage », qui se tiendra du 20 au 22 janvier 2011 à la Cité universitaire internationale de Paris.L’objectif de ce forum est de rassembler le plus largement possible les acteurs associatifs qui oeuvrent, à des titres divers, à coconstruire un autre modèle de développement et de société.
REPENSER LE DÉVELOPPEMENT
: LA SOCIÉTÉ CIVILE S’ENGAGEFORUM DES ASSOCIATIONS
20-21-22 janvier 2011
Cité internationale universitaire, Paris
Développement durable, atténuation, adaptation, croissance verte, décroissance : le vocabulaire s’enrichit, qui traduit les interrogations sur l’avenir de nos sociétés contemporaines. Les pouvoirs publics s’en emparent. Mais l’expérience montre que leur action a besoin de s’appuyer sur une mobilisation exceptionnelle de la société civile pour faire face aux enjeux majeurs à affronter.
Or, cette mobilisation existe de plus en plus. Qu’il se reconnaisse ou non dans l’idée de développement durable, le mouvement associatif porteur d’un autre modèle de développement et de société ne cesse de s’amplifier et de se diversifier. Cela témoigne du fait – largement passé sous silence et pourtant marquant – que la société civile s’approprie elle-même le débat et prétend peser sur son avenir. Le sentiment s’y répand que les réponses aux questions du présent ne sont pas à laisser dans les mains des experts ou des politiques, mais que les citoyens ont un point de vue propre à faire valoir dans cette réflexion.
Une des caractéristiques de ce mouvement est sa diversité, tant dans ses objectifs que dans les modalités de son action. C’est que tous les aspects de la vie en société sont concernés. Chaque association est donc conduite, à partir des enjeux de société et des modalités d’action qu’elle privilégie, à faire son expérience de la confrontation aux inerties et oppositions fortes auxquelles elle se heurte du fait du caractère radical de ses propositions.
L’ensemble de ces expériences constitue un riche espace de créativité sociale. Y prend corps une certaine idée pratique d’une forme de développement et de société souhaitable. Y prend corps aussi une certaine idée d’une science « citoyenne » apte à en conforter la réalisation. En effet, la grande originalité de ce mouvement est qu’il pose le problème des modalités des interactions entre les connaissances scientifiques, qui sont une de ses composantes essentielles, et les formes de savoir des acteurs, ainsi que les systèmes de valeurs sociaux, auxquels elles se trouvent confrontées. Cette diversité est richesse et gage d’efficacité, car elle permet d'investir de multiples domaines en parallèle. Elle crée également les conditions d’une tension dynamique entre associations et d’une réflexion collective animée par l'inspiration commune de leur engagement.
Au moment où les suites du Grenelle laissent de nombreuses associations sur leur faim, où des crises de toutes natures secouent nos sociétés, où les « mots d'ordre » de notre époque (croissance, compétitivité, consommation, progrès, marché) montrent leurs limites, voire leurs effets pervers, il s'agit de capitaliser ce patrimoine d’idées et de pratiques pour rendre visibles
1 Ce collectif est composé, outre de NSS-Dialogues, des associations suivantes : 4D (Dossiers et débats pour le développement durable), ASTS (Association Science, Technologie et Société), Fondation Sciences citoyennes, réseau Développement durable et territoires fragiles, Société d’écologie humaine.
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Cette manifestation a reçu le soutien financier du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développementdurable et de la Mer par l’intermédiaire de l’association Natures Sciences Sociétés - Dialogues.
l’ampleur de la mobilisation sur laquelle il repose, la multiplicité des domaines qu’il couvre, sa richesse novatrice. Et aussi pour prendre conscience de son unité, débattre de ses différences et approfondir ses démarches en commun. C’est l’objectif de ce forum des associations. Un espace d’expression libre, ouvert à des stands et à des prises de parole, permettra à chacune d’elles de mieux se faire connaître, de se découvrir des affinités, mais aussi de mieux percevoir ses spécificités et son originalité. Pour donner place à la diversité des centres d’intérêts, deux séries parallèles de quatre ateliers constitueront des espaces d’échanges sur les fronts majeurs du combat des associations, tels la remise en cause de la société de consommation, la démocratie participative, la démocratisation des savoirs et des choix scientifiques, les rapports Nord-Sud, la mise en oeuvre locale de la notion de développement durable, les technosciences, la qualité de vie, ainsi que sur l’organisation et les démarches de la recherche.
Un temps réel sera donné aux conclusions, qui appartiendront aux participants.
Préprogramme
JEUDI
20 JANVIEREspace Adenauer
Matin : séance plénière
(3 conférences)
Après-midi : table ronde
« Le développement durable, une idée dépassée ? »
Les références au développement durable font florès, au point d’en atténuer la radicalité initiale. Dans le même temps, de nombreux arguments sont avancés qui en contestent l'intérêt. Est-ce encore un outil pour l'action associative ? Faut-il au contraire y renoncer pour être en phase avec les évolutions récentes ?
VENDREDI
21 JANVIERMatin et après-midi : ateliers
Atelier 1 : « La démocratie participative : une étape ou une impasse ? »
Très tôt associées à la gestion des questions environnementales, les pratiques participatives ont été prônées par le rapport Brundtland au point qu’aujourd’hui elles semblent être une figure incontournable dans la prise en compte de la durabilité. Mais, comme l’illustre le cas des nanotechnologies après celui des OGM, l’expérience a montré leurs limites et l’essoufflement se fait sentir. Y a-t-il des pistes de renouvellement qui permettraient de surmonter les difficultés rencontrées pour sortir du stade incantatoire de l’injonction ?
Atelier 2 : « Pour une démocratie des savoirs, vers une démocratisation des choix scientifiques »
La recherche publique n’a jamais été autant dominée par quelques très gros acteurs et par le secteur privé industriel. Une politique de puissance gaspille les ressources et entrave le développement d’alternatives capables de répondre aux problèmes actuels. Les modalités de la participation des citoyens aux choix scientifiques et technologiques qui se mettent en place ont des visées trop limitées pour contrecarrer cette dynamique d’un capitalisme forcené appuyé sur une technoscience marchande. Quelles pourraient être les voies d’une véritable « démocratie technique » ?
Atelier 3 : « Battre en brèche la société de consommation : quels chemins ? »
Dans le même temps où les interrogations – et plus même, les critiques radicales – sur la place et le rôle de la consommation dans les sociétés dites développées se multiplient, les grandes firmes dominant le capitalisme mondial se donnent les moyens de renforcer sans cesse leur capacité à dicter les comportements des consommateurs, notamment par la mise en place d’immenses bases de données au service d’un marketing à portée mondiale. Est-il possible – et comment ? – de faire face à cette « nouvelle ruse de l’économie » ? Que conclure des tentatives faites pour rompre avec les injonctions d’un système économique bâti sur une croissance tous azimuts de la consommation et sur les normes des sociétés qu’il produit ?
Atelier 4 : « Le développement durable à l’épreuve du terrain »
Depuis Rio et la définition de l'Agenda 21, les collectivités territoriales sont appelées à jouer un rôle majeur dans la mise en oeuvre du développement durable au niveau local, tout en répondant aux grands enjeux planétaires. Quel bilan peut-on faire de leur action en France ? Dans quelle mesure ces démarches sont-elles porteuses d'innovations, notamment en matière de politiques publiques ? Quel est l’apport de la recherche dans la mise en oeuvre locale du développement durable ? Quels besoins ont les collectivités en la matière ? La transversalité requise par ces projets territoriaux, la nécessité d’y viser une coconstruction du projet avec les acteurs du territoire, les changements culturels à opérer au sein des collectivités pour promouvoir des pratiques nouvelles constituent autant de questions méthodologiques à clarifier dans cette perspective.
Déjeuner
Atelier 5 : « Quels échanges entre pays du Nord et pays du Sud à l’heure de la mondialisation ? »
Sous l’effet de la mondialisation, les pays dits « du Sud » évoluent rapidement. Qu’il s’agisse de changement climatique, de biodiversité ou des migrations, la question de leur développement s’inscrit de plus en plus dans des perspectives mondiales. Dans ce contexte qui, pour avoir évolué, n’en est toujours pas moins fondé sur des rapports inégalitaires et soumis aux problèmes politiques qui existent dans beaucoup de ces pays, quel bilan peut-on tirer de l’aide humanitaire, des actions contre la pauvreté et de celles en faveur de l’environnement ? Faut-il repenser l’engagement associatif ?
Atelier 6 : « Quelles démarches de recherche pour quel développement ? »
L’expression « développement durable » est, certes, d’abord et avant tout un mot d’ordre politique. Elle n’en procède pas moins en bonne partie de constats d’origine scientifique. De ce fait, l’engagement associatif qu’elle appelle et suscite introduit le débat scientifique dans la société et la société dans le débat scientifique. Quelles conséquences faut-il en tirer pour la façon de concevoir la recherche ?
Atelier 7 : « Réintroduire la qualité de vie au centre des débats »
Sous la forme du bien-vivre, du bien-être ou du bonheur, la question de la qualité de vie qui a traversé toutes les époques de l’humanité est devenue un principe pour l’action, notamment dans les domaines de l’habitat, de l’environnement, de la santé et du travail. Mais aujourd’hui, dans nos sociétés en crise, elle devrait permettre d’élargir le concept de développement durable en réintroduisant dans le débat les aspirations qui s’expriment de plus en plus à « vivre ensemble autrement pour vivre mieux ». Quels enseignements peut-on tirer des réflexions et des réalisations qu’elle a inspirées et sur quelles valeurs sociétales doit-elle se fonder pour orienter l’action ?
Atelier 8 : « Entre controverses expertes et choix de valeurs : l’innovation en question »
Les exemples se multiplient d’innovations techniques reposant sur des avancées des connaissances scientifiques qui suscitent de vives controverses, tant du point de vue scientifique lui-même que du fait des conséquences de leurs applications. Ces controverses se situent en général sur deux plans apparemment distincts : un plan scientifico-technique qui met face à face des expertises ; un plan social qui renvoie aux débats sur la conception de la société. Mais cette distinction est-elle si tranchée ? N’existe-t-il pas des jeux de correspondances entre ces deux approches ? Et, finalement, qu’advient-il de l’innovation contestée ? Qu’est-ce qui en commande le devenir ?
SAMEDI
22 JANVIEREspace Adenauer
Matin : séance plénière
(une conférence de clôture)
Conclusion avec restitution et suites
Contact : ForumDD2011@u-paris10.fr
25 et 26 novembre 2010 (provisoire)
ENVIRONNEMENT ET SOCIETES :
LA FORMATION A L’INTERDISCIPLINARITE
DANS LA FRANCOPHONIE
De nombreux masters interdisciplinaires ont émergé ces dernières années, dont certains sont les héritiers de DEA ou de formations qui ont émergé il y a une vingtaine d’années, alors que d’autres se sont structurés beaucoup plus récemment. D’autres initiatives, sous formes de réseaux, ou d’école doctorale, voient également le jour dans cette mouvance. Interdisciplinaires, multi ou pluri disciplinaires, ils répondent à une demande sociale, mais sont aussi le fruit des réflexions des enseignants qui les ont « inventé ». Il nous apparaît important de faire le point, à la fois pour pouvoir échanger entre nous et consolider un réseau, mais aussi pour décrire les nouveaux objets et nouvelles méthodes scientifiques qui émergent dans ce domaine.
Notre objectif, à travers cet atelier, est d’écrire ensemble un guide des formations interdisciplinaires, à mi-chemin entre le guide pratique tel qu’il est recherché par les étudiants, et un essai sur l’épistémologie, ou les méthodes de la formation à l’interdisciplinarité. Quelles sont les disciplines qui se conjuguent, à partir de quels « bricolages » ou de quels métissages sont tissés ces nouveaux arrangements ? On pense à un extrême à des masters qui semblent fonctionner sur le mode du multidisciplinaire, un grand nombre de disciplines étant convoquées sans visée d’intégration. A un autre extrême se tiendraient les masters basés sur la relation écologie/anthropologie qui ont pu tenter une véritable intégration des paradigmes des sciences de la société de et de la nature, parce que ce « mariage » s’était déjà opéré il y a déjà quelques dizaines d’années sous diverses étiquettes (ethnoscience, ethnobiologie, ethnoécologie, anthropologie de l’environnement ou de la nature). Entre ces deux pôles, tous les cas de figure seront explorés et devraient nous permettre de dresser ensemble une véritable carte sémiologique des interactions disciplinaires.
Comment enseigne-t’on, certes en ayant recours à plusieurs disciplines, mais aussi autour de la construction d’un objet qui est toujours singulière ? Nos analyses, qui porteront aussi sur la dimension impliquée et appliquée de notre positionnement, et sur le lien théorie et pratique, essaieront de dépasser les schémas dichotomistes dépassés et peu stimulants. C’est au contraire autour du lien émergence théorique et implication, science citoyenne, science de plein air, relations amateurs/professionnels/populations locales que nous attendons des échanges fructueux. Nous nous interrogerons aussi sur les conséquences que les prémisses de l’abandon en Occident du paradigme de la séparation nature et culture implique dans notre pensée et notre enseignement. Nous explorerons ensemble ces nouvelles « frontières » et leur caractère fécond et novateur.
Nous souhaitons réunir les enseignants et chercheurs impliqués dans un séminaire, et tenons à inclure ceux qui ont été formés par ces masters : jeunes chercheurs, ou groupe d’étudiants ayant une démarche réflexive sur les apports ou les manques de cette formation. Notre proposition est que chaque intervenant diffuse, un mois avant la date de la réunion deux textes :
- une fiche technique qui décrive le master
- un texte de réflexion et de synthèse (il peut bien entendu être écrit à plusieurs mains), de 4 à 10 pages, qui analyse l’interdisciplinarité visée et les moyens intellectuels et pédagogiques utilisés, peut-être aussi les résultats, sans éluder les échecs et les difficultés.
Chaque thème/discutant bénéficierait d’une heure au moins pour présenter et discuter. Nous pourrions également accepter des posters.
Nous proposons que cette réunion de deux ou trois jours (selon le nombre d’intervenants : entre 10 et 20) soit consacrée à l’analyse et la discussion des textes préalablement diffusés, afin de pouvoir par la suite structurer leur complémentarité et les compléter.
Modalités d’organisation
Nous vous proposons
Thèmes proposés
Sans que cette liste ne soit restrictive, et avec la possibilité de combiner ces thèmes dans votre intervention, nous vous proposons les thèmes suivants :
CONTACT cloisel@u-paris10.fr