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2007– 14
Note de synthèse : Faible niveau et "seconde chance"

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des articles de recherche

Éditorial

Note de synthèse
Véronique Leclercq – La formation de base : publics, dispositifs pratiques

Rebonds
Christine Bazin, Cécile Bordy, Guy Sapin – Formation de base  et d’insertion. Un monde de la formation d’adulte spécifique ?
Paul Santelmann – Les fondements obscurs des « politiques » d’insertion

Articles de recherche
Alain Baudrit – La formation des enseignants aux méthodes d’apprentissage coopératif : perspectives internationales
Hélène Lefebvre, Diane Pelchat, Marie-Josée Levert et Claire David 
– L’information pour le développement des savoirs en soutien à la résilience des proches soignants

Notes de lecture
S. Fernagu Oudet – Organisation du travail et développement des compétences (Solange Ramond)
G. Palmade – Réunions et formation (Paul Santelmann)

Vie de la recherche
Les lieux de production de la recherche en formation des adultes : le CRF
Thèses
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Faible niveau et "seconde chance"

La question abordée dans ce numéro porte sur une dimension difficile à cerner. L’effort de formation post-scolaire destiné à celles et ceux qui ne maîtrisent pas des savoirs théoriquement acquis durant l’école obligatoire est un champ particulièrement complexe car il est à la croisée de plusieurs préoccupations sociales, économiques et politiques.
Véronique Leclercq s’est attachée à circonscrire cette dimension au sein de l’éducation et de la formation des adultes en insistant sur les objectifs et le découpage par publics prioritaires qu’a instillés l’action publique. Or ces deux aspects ont fortement été déterminés par la dégradation de la situation de l’emploi des populations faiblement scolarisées (chômage de longue durée des salariés peu qualifiés et difficultés d’insertion des jeunes issus de l’enseignement professionnel sans diplômes). Pour être précis le développement de cette politique de remédiation des lacunes scolaires s’est donc développé à la fin des années 1970 sous l’égide du ministère du travail et des sphères ministérielles du champ social.
L’état des lieux des dispositifs, des mesures et des programmes mobilisés à partir de cette époque ne laisse aucun doute sur leur foisonnement et la variété des objectifs poursuivis. De l’acquisition des savoirs de base à l’accompa­gnement des processus de socialisation ou d’insertion de populations en mal de repères, ces dispositifs ont généré un système d’acteurs instable qui a peu à peu occupé l’essentiel du champ de la formation des adultes. Tant que le plein emploi de type taylorien a garanti un statut social et économique aux générations faiblement scolarisées, l’instrumentation supposée rattraper les déficits de départ est restée marginale. Cette impréparation explique en partie les tâtonnements ultérieurs d’opérateurs et d’organismes construits « sur le tas » à la faveur de programmes éphémères ou mal calibrés. Véronique Leclercq établit en quelque sorte le processus de diversification des mesures au fil des années 1980 et 1990 où les dimensions éducatives et formatives se diluent dans des objectifs toujours plus larges alors même que les résultats se font attendre.
Entre l’énorme effort de massification de l’enseignement secondaire et supérieur entamé dans les années 1980 et le développement de la formation continue des cadres, les dispositifs d’insertion ont occupé une place non négligeable en termes de budget et de moyens tout en se heurtant à une absence d’hypothèses d’ensemble et à une discontinuité chronique des mesures dont la durée moyenne de vie n’excédera jamais les trois années… En clair les dispositifs d’insertion au sens large se sont construits sans rétroaction et cohérence, que ce soit avec l’enseignement scolaire ou le système de formation continue issu de la loi de 1971. Comme si l’échec ou le succès de ces dispositifs n’interrogeaient pas les fondements et les fonctions des deux piliers structurels du système d’ensemble. Comme l’écrivent Christine Bazin, Cécile Bordy et Guy Sapin du C2R Bourgogne (équivalent de ce qu’est un Carif) : « Nous avons le sentiment que dans le monde de la formation, actuellement, un questionnement  radical est devenu nécessaire et incontournable. Mais ce questionnement ne doit pas s’arrêter aux outils ou aux procédés, mais au sens ; à la fois de l’amont (la commande et l’ingénierie des besoins) du pendant ; le choix des méthodes et de l’aval : l’évaluation. ». L’analyse de Véronique Leclerq est une invitation à une réflexion d’ensemble sur les principes qui sous-tendent l’action publique désormais portée par les régions et sur les hypothèses fondamentales qui sous-tendent les pratiques en œuvre et dont l’évaluation demeure la grande absente comme le souligne le rebond de Paul Santelmann.

Deux articles de recherche complètent ce numéro. Le premier présente une revue de question de la littérature internationale, notamment anglo-saxonne, sur une forme d’activité collective (l’apprentissage coopératif) mise en lien avec la formation des enseignants (ici le développement professionnel). Le second article traite de l'information transmise à la personne et à la famille lors d’un problème de santé, information intégrée aux connaissances existantes pour former un nouveau corpus de savoir qui soutiendra leur adaptation et leur résilience.

Auteurs dans ce numéro : Alain Baudrit, Christine Bazin, Cécile Bordy, Claire David, Marie-Josée Levert, Diane Pelchat, Paul Hélène Lefebvre, Santelmann, Guy Sapin, V. Leclercq.